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BULLETIN OFFICIEL 0
Capacié expérimentale, numérique et liée aux erreurs.pdf
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LES LEÇONS 0
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Chapitre n°1 transformation acide base et pH 45 minLeçon2.1
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Chapitre n°2 méthodes physiques d’analyse d’un système 45 minLeçon2.2
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Chapitre n°3 méthode chimique d’analyse d’un système chimique 45 minLeçon2.3
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Chapitre n°4 Propriétés des ondes 45 minLeçon2.4
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Chapitre n°5 la lunette astronomique 45 minLeçon2.5
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Chapitre n°6 Etudes d’un dipôle électrique RC 45 minLeçon2.6
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Chapitre n°7 la cinétique chimique 45 minLeçon2.7
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Chapitre n°8 sens évolution d’un système 45 minLeçon2.8
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Chapitre n°9 Force des acides et des bases 45 minLeçon2.9
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Chapitre n°10 mouvements et deuxième loi de Newton 45 minLeçon2.10
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Chapitre n°11 Mouvement et énergie dans un champ uniforme 45 minLeçon2.11
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Chapitre n°12 – Mouvements des satellites 45 minLeçon2.12
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Devoirs 0
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(TS) Controles 2022-2023 45 minLeçon3.1
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(TS) Controles 2024-2025 45 minLeçon3.2
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Chapitre n°2 méthodes physiques d’analyse d’un système
I. Méthode d’analyse par des ondes électromagnétiques
1) Analyse spectroscopique infrarouge
a. Principe
Les niveaux d’énergie des atomes et molécules de la matière sont quantifiés. Ils peuvent ainsi capter ou émettre des photons en cas de changement de niveau énergétique
La spectroscopie infrarouge consiste à analyser les fréquences des ondes absorbées afin d’en déduire la structure de la molécule analysée. L’énergie échangée est lors de l’émission :
E2-E1 =h.ν
h est la constante de Planck h=6,63 × 10-34J.s-1
ν est la fréquence de l’onde électromagnétique émise

b. Spectroscopie infrarouge et transmittance
La spectroscopie infrarouge permet de caractériser les groupes présents dans une molécules.
On définit la transmittance T, en pourcentage, comme le rapport de l’intensité de la radiation transmise sur l’intensité de la radiation absorbée.
Le graphe s’exprime en nombre d’onde σ avec σ=1/λ orienté vers la gauche
c. Table de données spectroscopiques en infrarouge
|
Famille |
Liaison |
Nombre d’onde (cm-1) |
Largeur de la bande |
|
Alcools |
O-H |
3200-3700 |
Bande forte et large |
|
Cétones |
C=0 |
1700-1760 |
Bande forte et fine |
|
Aldéhydes |
C-H |
2750-2900 |
2 bandes moyennes et fines |
|
Acides carboxyliques |
O-H |
2500-3200 |
Bande forte et très large |
|
Ester |
C=0 |
1700-1740 |
Bande forte et fine |
d. Exemple d’une spectroscopie infrarouge
La molécule dont le spectre infrarouge est représenté ci-dessous est-elle du butan-1-ol ou de l’acide butanoïque?
Réponse
Le spectre infrarouge de cette molécule contient une bande d’absorption vers 3000cm-1 qui caractérise la liaison O-H de l’acide carboxylique ainsi qu’une autre bande plus fine à 1720cm-1 qui caractérise la liaison C=0 du même acide. Mais le spectre n’a pas de bande unique entre 3200 et 3700 cm-1 qui caractérise la liaison O-H de l’alcool. Cette molécule est donc l’acide butanoïque.
2) Analyse par spectroscopie UV et visible
a. Principe
L’absorbance A d’une solution est définie pour une longueur d’onde donnée comme Le logarithme du rapport de l’intensité lumineuse incidente sur celle transmise :
A=log(I0/I)
Le spectre obtenu par sa forme permet d’identifier l’espèce chimique dissoute.
Amax est une grandeur caractéristique de l’espèce chimique analysée et permet de l’identifier.

b. La loi de Beer Lambert
L’absorbance d’une solution dépend de la nature du soluté X et est proportionnelle à sa concentration
.
On en déduit la relation de Beer Lambert :
A=k.
- k est le coefficient de proportionnalité il dépend :
- De la nature du soluté, soit le coefficient d’absorption : ε(L .mol-1.cm-1)
- De l’épaisseur de solution traversée par la lumière : l (cm)
- Soit : k=ε.l
c. Exemple d’utilisation de la loi de Beer-Lambert et mesure physique d’une concentration
On donne la courbe d’étalonnage de l’absorbance d’une solution de permanganate. Déterminer la concentration d’une solution qui diluée 100 fois a une absorbance de A=0,6

Graphiquement on trouve C=2,7.10-4mol.L-1 pour la solution diluée. La solution d’origine a donc une concentration de : 2,7.10-2mol.L-1
II. Méthode d’analyse par la conductivité
1) La conductance
Soit une solution ionique soumise a une tension U et traversée par un courant électrique I.
La conductance G de cette solution correspond à l’inverse de sa résistance électrique soit G(S)=1/R=I/U
S: Siemens
2) La conductivité
La conductance G d’une solution dépend de la solution elle-même par sa conductivité: σ(S.m-1)
Mais elle dépend aussi de la surface des électrodes de mesure, S(m²) et de la distance l(m) qui les sépare.
Nous avons ainsi
G=
On peut alors en déduire la conductivité comme une grandeur qui ne dépend que de la solution avec
Cette conductivité de la solution dépend elle-même de la nature des ions dissous :
et de leur concentration
selon la relation (Loi de Kohlraush) :

est la conductivité molaire en S.m².mol-1 des ions présents
est la concentration molaire des ions présents en mol.m-3
3) Exemple de mesure de la conductivité d’une solution
On donne la conductivité molaire de certains ions , en déduire la conductivité d’une solution molaire de chlorure de sodium
On a
=
+
L’application numérique donne :
=5.10-3.*1000+7,6.10-3.*1000=13,6 Sm-1
4) Dosage conductimétrique par étalonnage
Il est possible de déterminer la concentration inconnue d’une solution grâce à sa conductivité comparée avec celles d’autres solutions de concentrations connues qui donnent une courbe d’étalonnage. Application : Déterminer la concentration molaire d’une solution de conductivité
Graphiquement on trouve : C=8mmol.L-1
III. Equation d’état des gaz parfaits
1) L’équation des gaz parfaits
La mesure de la pression, de la température, et du volume d’un gaz nous permet de déterminer la quantité de matière qu’il contient par la relation des gaz parfaits qui ne dépend pas de la nature du gaz.
P.V=n.R.T
https://www.youtube.com/watch?v=c0_6tCktH2w&t=22s
P est la pression du gaz en Pascal: Pa
V est le volume du gaz en m3
T est la température du gaz en Kelvin K
R est la constante des gaz parfaits : R=8,314Pa.m3.mol-1.K-1
2) Application
Déterminer aux conditions ordinaires de température ( 20°C) et de pression (1000hPa) le volume molaire V M de n’importe quel gaz.
On a la relation P.V=n.R.T
On en déduit le volume molaire VM=(n.R.T)/P
Avec P=105Pa, n=1mol, R=8,31 et T=273+20=293K
L’application numérique donne :
VM=2,43.10-2m3 soit 24,3 L
3) Volume d’un gaz et volume molaire
La relation qui lie la quantité de matière n d’un gaz avec son volume V et le volume molaire VM est : V=n.VM
Exemple
Déterminer Sous une pression de un atmosphère 100hPa et à la température de 20°C, la quantité de matière de molécules d’air que contient la salle de classe de 20 mètres de long sur 10 mètres de large et 2,43 mètres de haut. En déduire nO2 et nN2 que contient cette salle.
Le volume de la pièce est de : V=20.10.2,43=486m3
En litre on obtient : V=4,86.105L
La quantité de matière qui correspond est donc
nair=V/VM=4,86.105/24,3=2.104mol
Soit pour le dioxygène : nO2= nair.0,2=4000mol
Soit pour le diazote : nN2= nair.0,8=1,6.104mol
